Samedi nous nous étions séparés sur le joli souk de Lalla Mimouna.

On continue notre promenade dans la plaine du Gharb,

à Arbaoua,  pour une pause poteries-brochettes,

avant de rendre visite au douar de Nag :

 

 

 

 

 

A la table voisine,

un couple de marocains prend un dernier repas

avant de rejoindre la France et le quotidien du côté d'Avignon...

Ainsi vont les gens, les voyages, et les flux migratoires....

 

 

 

 

 

 

En plus des poteries,

on trouve à Arbaoua des pierres de collection,

des vanneries et l'ancien poste frontière. Quand nous étions petits,

nous franchissions  ici une frontière, celle du Maroc espagnol.

Il reste 2 enclaves espagnoles dans le Nord du Maroc :

Ceuta, et Melilla...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après Arbaoua,

la route nationale nous fait remonter  jusqu'à Souk el Arba du Gharb.

Maman me fait découvrir la maison où elle a vécu avec ses frères et soeurs,

après avoir quitté la Karia Daouia où elle est née,

et avant de s'installer à Siah...

 

 

 

80 ans après, les arbres ont grandi,

et la maison est toujours là, fermée mais vivante...

"Le temps qui ne saura jamais, comment pourquoi le vent,

vient souffler sur nos vies, et le vide le suit..."

 

 

 

Sur le trottoir, devant la maison,

une marchande de bonbons vient prendre la pose avec nous...

 

 

 

Quelques enjambées plus loin dans la même rue,

Guy recherche la maison de son enfance...

 

 

 

Le passé s'affiche toujours aux murs.

Salut la Cigogne, la bonne limonade de notre enfance...

 

 

 

Deux fillettes sont bien étonnées de nous voir sillonner la rue

à la recherche de notre passé.

 

 

 

La petite église de Souk el Arbadu Gharb.

Il n'y a pas de petit père Piou ici comme à Pie X à Rabat pour la sauver... 

Prise dans un nouveau lotissement,

elle n'en a plus que pour quelques mois

à dresser ses murs de croyance vers le ciel du Gharb.

 

 

 

 

 

 

Passage à l'école primaire de Souk el Arba du Gharb.

Maman, Guy, leurs frères et soeurs, Pierrot,

tous ont gambadé dans cette cour

sous la férule de Monsieur Decouty.

Le temps qui ne saura jamais comment pourquoi le vent

vient souffler sur nos vies...

 

 

 

 

 

 

A 2 km de l'école habite Mohamed (à droite) à côté de sa femme Mouina fille de Khlifia. C'est un des rares descendants de Nag à ne pas habiter le douar. Il embarquera avec nous (après une pause thé) dans le gipsy car et nous nous rendrons ensemble au douar. Maman est encadrée par 2 des fils de Mohamed (il a 6 enfants). A gauche, Souad, Drissia et  Fatiha la dernière fille. Fatiha est heureuse de nous montrer un contrat d'embauche par une coopérative agricole pour le ramassage des framboises où il apparait qu'elle sera payée 47 dirhams par jour pour 9h de travail, soit 4,70 euros, ce qui correspond à un salaire horaire de 50 centimes d'euro...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voici enfin au douar de Nag.

Nag porte le foulard, Guy la casquette.

A chacun son couvre-chef...

 

 

 

Nous sommes reçus dans la plus grande "maison" du douar,

celle de Kbir, qui porte bien son nom, et qui est absent.

Il est conducteur de tracteur.

Tout le douar remplit peu à peu la grande pièce.

Que d'embrassades, que d'émotion.

Maman pleure, je retiens une petite larme...

 

 

 

Au premier plan à droite avec le foulard pistache,

Hafida la soeur de Mohamed.

Avec le foulard rose et les yeux fermés,

toujours à droite, Zeïda...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salut tous les descendants de Nag.

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons la route de Moulay Bousselham.

Nos coeurs sont pleins d'émotion.

On aimerait faire davantage pour tout ce petit monde.

Salut Nag, salut à tous les tiens.

 

 

 

Ce samedi soir,

  le soleil disparait une nouvelle fois derrière le grand océan.

En bas de la maison de Pierrot,

c'est la bonne heure pour aller tremper un sabot

dans les flaques tièdes de la plage.

 

 

 

 

 

 

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