Je ne sais plus trop où nous nous étions quittés,

quelque part dans le Nord du plus beau pays du monde...

 

 

Quelque part du côté de Rabat, ma ville natale...

Il est des portes sur lesquelles on veille :

ouvertes sur le passé et le présent,

du côté de la Tour Hassan et du Mausolée Mohamed V.

Statue vivante immobile qui traverse les heures et le temps...

Dans mon dos, une rue, et une école,

celle de mes soeurs, ma Jo et ma Croft...

 

 

 

 

 

 

Voilà les murs de l'école religieuse de Saint Gabriel. 

Derrière le mur, je cherche une trace du passé, un indice...

D'autres jeunesses s'écrivent derrière la grille,

qui reviendront peut-être 40 années plus tard

chercher une pièce ancienne

manquant au grand puzzle de la vie...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout de la rue, l'étrange silence de la statue veille...

Immobile guetteur d'horizon... Regard figé

déroulant le fil rectiligne du temps...

 

 

 

Plus bas dans la ville, du côté de l'Agdal,

voici la seule de mes écoles que je n'avais pas retrouvée :

gardien de parking et autre épicier

n'avaient pas su me mener jusqu'à elle...

La voilà dans la Rue Innaouen...

Elle abrite aujourd'hui une Administration...

Le temps ne s'arrête jamais, nulle part,

pas même dans nos souvenirs les plus égarés...

La lumière est la même, les matins pâles succèdent aux nuits,

inlassablement, et nous cherchons des émotions anciennes,

des insouciances sereines par dessus les murs où nous avons couru...

Salut ma tendre école de l'Agdal, salut ma classe de 9ème,

salut mon cher Monsieur Maillet,

salut mon premier prix de récitation

avec une pointe d'accent de Mouroux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au dessert,

Fatna nous fait resurgir un passé lointain

avec quelques vieilles photos. Emotions...

 

 

 

La plupart de ces gateaux sont à base de pâte d'amande...

On a le droit d'y gouter... Je les ai à peu près tous passés en revue,

plus ceux que Maman picorait avant de me les donner en pâture...

Ce jour-là, si je m'étais pesé,

j'aurais tout simplement fait péter la balance...

Ne cherchez pas d'autre pâtisserie au Maroc,

c'est la meilleure qualité, et le meilleur prix, 90 dirhams le kilo,

une huitaine d'euros,

et 5 kg de plus dans les coffres déjà lourds du sweet Gipsy Car...

Merci Fatna...

 

 

 

 

 

 

 

Cela mérite bien un petit coup de Pub

 

 

 

Comme c'est dur de se quitter.

Ainsi vont les heures, les jours, les départs, les vies et les larmes...

En route pour Moulay Bousselham, sans trop regarder derrière soi...

 

 

 

A Moulay Bousselham,

ma tante Corinne et "mon parrain ce héros"

sont rentrés la veille de leur voyage en Asie... 

Seule ombre au tableau,

la belle Mouja est très malade,

elle qui courait sur la grande dune dans mes pas il y a peu...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Riad d'André et Corinne est sublime

au-dessus du plus bel océan du monde...

 

 

 

Ma tante Corinne est une batisseuse de talent :

quelques arcades viendront embellir bientôt la grande terrasse

au-dessus de la plus belle dune du monde...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Corinne et André nous offrent un bon dîner,

on commence par trinquer avec du champagne bien frappé.

 

 

 

Maman est pompette avant d'avoir bu,

Guy semble avoir pris sommeil,

mais le bruit du bouchon qui claque le remet droit sur sa selle

en deux temps trois mouvements...

Il était doux notre voyage

malgré les quelques cahos de la route.

 

 

 

A table, André nous gâte avec un très bon RIOJA.

Je vous l'avais écrit en début de blog,

si vous cherchez un bon vin espagnol,

choisissez un RIOJA, on ne se trompe jamais,

c'est gouleyant, un vrai nectar.

 

 

 

On peut boire du champagne et du rioja le soir (sans excès)

et aller pêcher l'ombrine (maaza) le lendemain au pied de la dune,

frais comme un gardon, parole de capitaine...

 

 

DIX MILLE, DIX MILLE....

 

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Pendant que nous dormions sur la dune de Moulay Bousselham, vous avez franchi le cap des DIX MILLE visiteurs, dix mille mercis à vous tous. Ce matin, je n'ai pas résisté à la tentation d'aller mettre mon masque dans l'eau : j'ai franchi la barre à marée presque haute au pied des maisons d'André et de Pierrot et j'ai palmé vers le nord dans une eau très moyenne : 1m50 de visibilité. Avant le fer à cheval, j'ai tiré une seiche (forcément mouillée), il m'a semblé que cela a attiré un banc de balistes : j'en ai tiré 2, il parait que leur chair est si fine sous le "cuir" de leur peau... Puis un petit sar. Au fer à cheval, il y avait peut-être du poisson dans les trous, je n'y ai vu qu'un bouillonnement sombre de petites algues rouges. Je dépasse le fer à cheval, je me glisse dans un couloir de sable, entre deux rochers, arrivent sur ma droite dans un couloir adjacent, 3 magnifiques ombrines (chevrettes, maaza en arabe), je tire la première sans chercher à savoir si c'est la plus grosse, comme pour les tadornes mon cher Jean-Paul, elles s'envolent toutes sauf une qui doit friser les trois kilos... C'est assez, j'ai mon casse-croûte, je remonte la dune en remerciant le ciel, il reste encore quelques poissons à Moulay Bousselham... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maaza façon Hassan, c'est l'ombrine à la chermoula :

on badigeonne le poisson à l'intérieur et à l'extérieur avec cette succulente chermoula,

c'est à base de kosbor (coriandre) principalement,

persil, oignon, poivre, sel, camoun (cumain),

j'ai sûrement oublié une pincée de quelque chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà quelques années,

un cachalot s'est échoué sur la plage de Moulay Bousselham,

Souad et Pierrot peuvent en témoigner...

 

 

 

Aujourd'hui,

Julie nous invite à un couscous façon Souad

au cabanon de Sounet...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au petit cabanon de Sounet,

le grand couscous de Souad.

 

 

 

 

 

Un petit air de Commandant Cousteau... 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu'on arrive quelque part,

à Moulay Bousselham ou ailleurs,

il y a toujours un départ qui se profile...

et des larmes...

Juste devant la jarre d'Aïn Biro, on renifle quelques pleurs,

c'est le moment redouté de se séparer,

pour mieux revenir...

 

 

 

 

Nous les garçons,

on pleure parfois différemment,

cela n'empêche pas qu'on peut avoir le coeur lourd...

 

 

 

 

 

 

On ne va pas rester sur pareil chagrin,

je vous emmène faire un dernier petit tour

sur la plus belle plage du monde en bas de la dune...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela vous plait 

les vaguelettes éternelles du plus bel océan du monde?

 

 

 

 

 

 

Elle marchait le long de la côte, où je mis mes pas dans ses pas,

même ce jeu de passe-gué, je crois bien ne la surprit pas...

Puis elle est entrée dans ma vie, ne me demandez pas pourquoi,

mais la tempête sur ma vie, date vraiment de ce temps-là...

Faut vous dire qu'elle était jolie, sauvage et puis je ne sais quoi,

indifférente comme les filles, savent trop bien l'être parfois la la la la la....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est la même promenade,

mais jamais la même lumière,

et toujours de nouveaux visages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'espérions nous que voulions nous, la terre tournera sans nous,

sans nos délires nos rêves fous, et sans ce monde qui fut nous.

Pourquoi toujours aimer sans fin, d'autres soleils d'autres matins...

Un hiver n'est pas un printemps,

nous ne sommes pas des géants qui peuvent se moquer du temps...

Pourtant ce n'était pas si fou, notre amour était bien à nous,

il fallait le garder c'est tout, rien que pour nous, rien que pour nous...

 

 

 

 

 

 

Ces coquillages figurant sous les sunlights glacés liquides,

jouent de la castagnette tant qu'on dirait l'Espagne livide,

Dieux des granits ayez pitié de leur vocation de parure,

quand le couteau vient s'immiscer dans leur castagnette figure,

et je voyais se compressant quand on pressent l'entrevoyure,

entre les persiennes du sang et que les globules figurent,

une mathématique bleue sur cette mer jamais étale,

d'où remonte peu à peu, cette mémoire des étoiles...   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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