Un séjour à Moulay passe forcément par la Merja Zerga.

Petite promenade en barque...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On s'enfonce dans la belle lagune bleue

en profitant du courant de fin de marée montante.

On dérange à peine en passant une belle aigrette,

à Garbo exactement.

On parle, on respire, on regarde,

tandis que le capitaine fait ronronner doucement

les quinze canassons de son yamaha...

 

 

 

 

 

 

Une étrave, c'est le point stratégique d'un bateau,

même sur une petite flouka de cinq mètres,

c'est à la fois l'instant à venir et le présent.

Le passé sur un bateau, c'est ce qui bouillonne dans le sillage...

(chiloedream)

 

 

 

Il y a toujours quelque chose de sacré dans une étrave...

C'est là qu'on dresse sur les bateaux "riches" des figures de proue...

Pour les protéger des fortunes de mer...

Bizarrement, une fortune de mer n'enrichit jamais un navire...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La maison de Pierrot, Dar Biro,  est rouge,

on la voit facilement en longeant la rue du front de mer,

au milieu des maisons blanches.

Pierrot y a ouvert un point d'eau :

2 belles jarres qui constituent l'unique fontaine publique de la station,

Aïn Biro. On vient y boire à l'ombre d'un grand figuier...

 

 

"Aïn Biro", la fontaine de Pierrot...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est toujours difficile de s'arracher à Moulay Bousselham.

Une aigrette silencieuse tourne autour des lignes...

Quelques petits sars dans les paniers,

des yeux muets rivés sur l'océan,

des morceaux de rêves en sursis,

brillants comme une écaille d'argent...

La pêche à la ligne,

ce n'est ni plus ni moins que le résumé d'une vie,

attente, espérance, solitude...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bon, on a bien fini par lever l'ancre.

On contourne la Merja par l'Est

avant de prendre la petite route des sables

que vous connaissez par coeur

si vous avez suivi mes coups de pédale en Février.

Chez Pierrot c'était zen, cool, et j'ai encore pris 2 bons kilos.

Le seul bémol, on n'a pas le droit de dire "merci",

alors "pas merci" Pierrot, du fond du coeur...

Au sud de la Lagune Bleue, le canal des deux merjas...

 

 

 

 

 

 

On m'a demandé du bout de l'océan indien

un bouquet de fleurs des champs...

Done, c'est fait...

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voilà à Rabat, et cela commence par un baiser,

et ce baiser-là m'a fait pleurer tout simplement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez M'Barka et Fatna,

c'est sous les frondaisons et le chant des oiseaux qu'on s'endort,

et qu'on se réveille...

Rabat, quartier du Souissi,

à 2 km du jardin disparu de notre enfance,

son souvenir était bien présent, accroché aux branches...

 

 

 

 

 

 

Comme d'habitude,

j'ai dévoré goulument ce merveilleux couscous,

comme d'hab je creusais le plus grand trou dans le plat,

et comme d'hab Fatna

y faisait tomber les meilleurs morceaux de viande et de citrouille...

Vous pourrez demander aux aïeux,

j'ai sauté le dessert un peu malgré moi,

je me suis endormi  sur place affreusement,

entre rêve et volupté...

 

 

 

 

 

 

Nous eu avons encore une fois

le plus grand mal à quitter notre port d'escale...

Des moments rares et simples de tendresse et d'amour,

merci M'Barka, merci Fatna, merci Rim, merci Si Mohamed...

 

 

 

Petit tour dans la belle ville de Rabat

avant de prendre la route de Oualidia.

Pendant que nous téléchargeons les images de Guy

sur un CD dans un point-photo,

Maman se fait aborder (et draguer)

par un élégant marocain résidant en Suède.

Je ne connais pas toute l'histoire, mais ce qui est certain

c'est que Maman a la carte de visite du Monsieur

dans son sac à main

et que Guy n'en mène pas large...

 

 

 

Chat échaudé craint l'eau froide...

Guy n'a pas lâché Maman d'une semelle dans la rue Souika,

même pour marchander des nèfles...

 

 

 

Sur la route de Oualidia, après Skhrirat...

 

 

 

Pour éviter la traversée de Casablanca,

on prend l'autoroute et on fait une  pause casse-croûte

dans une aire toute neuve...

 

 

 

Au dessus de la lagune de Oualidia,

le ciel nous souhaite la bienvenue...

 

 

 

Sweet gipsy car garé à l'ombre odorante de grands eucalyptus,

je pars faire un petit tour au bord de l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Guy nous gâte avec un dîner à L'Araignée Gourmande...

Nous le sommes aussi devant ces solettes croustillantes.

Avant la friture de l'Océan, il y a eu les salades du chef,

après c'était la dorade grillée et les crevettes de la lagune...

Dans nos verres, c'est rose,

et pourtant c'est un petit gris de Boulaouane...

  Dehors la lumière est bleutée, on voit la passe...

 

 

 

 

On salue le gérant du camping...

Bon accueil,  mais l'établissement semble à l'abandon complet...

Un prêtre passerait par là,

il donnerait l'Extrême-Onction à ce campement en fin de vie.

 

 

 

Salut Oualidia, en route pour Essaouira.

Une terre aride, rocailleuse...

La moisson s'effectue encore à la faucille.

Cet âne vient de remonter le raidillon

après avoir chargé ses épis tout en bas près de la mer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route côtière  avant Safi suit des paysages magnifiques,

dénudés, authentiques,

le peu représente l'essentiel, le peu est parfois tout...

Les saints reposent dans ce décor

où la fleur de chardon pose sa lumière.

 

 

 

 

 

 

Je suis surpris de voir Maman me rejoindre sur le terrain pierreux

qui domine le petit marabout de Sidi Chachkal sur sa jolie plage.

Je dis à Maman : "c'est bien Maman d'avoir marché jusque là"

et Maman me répond 

"je l'aime tellement ce petit marabout,

je ne sais pas si je le reverrai un jour..." 

Et j'ai à nouveau quelque chose qui se noue en moi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route des koubbas...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur ma tombe,

je ferai graver quelque chose d'aussi joli et graphique que cela.

Pour le texte, peu d'importance :

" Ici repose un poète...

Vous pouvez toujours dire du mal d'un vivant,

il saura se défendre... Face à la mort,

merci de rester bouche cousue, langue fossile...

Merci de respecter par le silence

la mémoire et le mystère d'un poète disparu... "

(chiloedream)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils sont beaux nos parents....

 

 

 

 

 

 

Le long de la côte, par dizaines, des petits pêcheurs d'algues profitent d'une belle mer pour faire une jolie récolte. 6 heures d'apnées, pour quelques kilos qui sèchent d'abord sur la plage, puis dans les cours des maisons avant que le camion prennent livraison de cette récolte qui sera traitée par une entreprise pharmaceutique espagnole à El Jadida. Salaire journalier moyen suivant l'état de la mer : 40 à 50 dirhams, 4 à 5 euros, le même salaire que Fatiha pour ramasser les framboises dans la plaine du Gharb.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au bout de la jolie route côtière, Essaouira la belle.

On s'y promènera ensemble dans les prochaines pages.

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